John ouvre les yeux, puis les referme.
Il les ouvre à nouveau… Puis…
Putain ! Mais… ! Il se frotte les globes, il les écarquille et réalise qu’il il y a une blonde au corps parfaitement dessiné par les draps de ce lit au matelas trop dur qui pionce la croupe contre lui ; lit se situant dans une pièce familière, mais qu’il ne reconnait pas de suite. John soulève les draps imbibés de sueur pour jeter un coup d’œil : la mignonne est nue. Il se déplace de moitié pour découvrir que le doux visage qui dort encore appartient à Marla. Sa belle bouille – et la sculpture dorée qui lui sert de corps – toujours en veille. La délicieuse semble apaisée, épuisée, comblée.
John n’en revient pas. Il sent du bout de sa virilité matinalement dressée qu’il est nu lui aussi. Cette dernière se frottant gaiement entre les fesses plus-que-pas-males de Marla. La visage de John se contracte indépendamment en une expression étonnée et souriante.
Après avoir volé quelque photo avec son portable qui traînait près de lui, John se lève car il sent que les divers liquides alcoolisés qu’il s’est envoyé hier soir veulent se faire la malle.
Arrivé en face de la porcelaine sanitaire, son érection l’empêche de viser proprement. Alors que le deuxième litre rempli la cuvette, John entend le froissement des draps. Marla exprime ses deux paquets de cigarette par jour en une toute mignonne toux bien grasse. Une fois ses si-ils-sont-aussi-beaux-que-l’extérieur-ils-doivent-être-vraiment-super-super-beaux* poumons décrassés, elle lance à John un
Bien dormi ?
alors qu’il reconnait également un briquet galérer entre les doigts délicats d’une belle blonde à l’entrejambe qui fut occupé quelques heures auparavant.
Est-ce que c’est normal que je pisse comme si j’avais fait l’amour toute la nuit ?
s’exclam John en mettant les dernières gouttes à côté. Marla avoue qu’elle apprécie qu’il dise faire l’amour et pas baisé. John répond qu’avec une fille comme elle, il ne peut que faire l’amour. La parfaite en est vraiment touchée et chamboulée. John et Marla de nouveau réunis dans ce grand lit encore vibrant de leurs ébats passionnels, ils échangent quelques bouffées de nicotine en se collant, en se regardant, en se souriant.
Putain, j’ai vraiment couché avec mon amoureuse ! C’est trop le pied ! pense John. Il savoure ce moment qui fait envier le narrateur et le grave en sa mémoire encore titubante. Marla lui confie qu’elle n’a jamais été aimée physiquement avec une telle ardeur, une telle passion et que son statut relationnel facebookien n’était qu’une manœuvre destinée à le rendre jaloux. Fier et avec une nouvelle gaule, John tente un copulage matinale.
Mais une saleté d’alarme se met a raisonner dans la pièce. Insupportable et de source inconnue, John s’énerve en constatant que Marla reste immobile et paisible. Et quand il lui demande
Mais c’est quoi ce bordel, merde ?!
La salope lui répond juste
BOUH !
et John se réveille, dans son propre pieu, inondé d’urine. Un nombre incalculable de bouteilles jonchent le sol de sa piaule. John comprend alors qu’il s’est beurré la gueule, seul comme un pauvre déprimé célibataire. Deux choses étaient réelles : Il était vraiment amoureux de Marla et ses divers liquides alcoolisés qu’il s’est envoyé hier soir ont vraiment voulu se faire la malle…
Alors, il s’allume une tige en jetant ses draps par la fenêtre avant de dire
J’aime pas être amoureux !
*Tu dois te dire que j’abuse, mais moi ça me fait marrer. Et si ça te perturbe tant, tu n’as qu’à remplacer cet adjectif bidon par magnifiques et tout le monde est content.
