"J’aime pas être amoureux !" – Partie II

John ouvre les yeux, puis les referme.
Il les ouvre à nouveau… Puis…
Putain ! Mais… ! Il se frotte les globes, il les écarquille et réalise qu’il il y a une blonde au corps parfaitement dessiné par les draps de ce lit au matelas trop dur qui pionce la croupe contre lui ; lit se situant dans une pièce familière, mais qu’il ne reconnait pas de suite. John soulève les draps imbibés de sueur pour jeter un coup d’œil : la mignonne est nue. Il se déplace de moitié pour découvrir que le doux visage qui dort encore appartient à Marla. Sa belle bouille – et la sculpture dorée qui lui sert de corps – toujours en veille. La délicieuse semble apaisée, épuisée, comblée.
John n’en revient pas. Il sent du bout de sa virilité matinalement dressée qu’il est nu lui aussi. Cette dernière se frottant gaiement entre les fesses plus-que-pas-males de Marla. La visage de John se contracte indépendamment en une expression étonnée et souriante.
Après avoir volé quelque photo avec son portable qui traînait près de lui, John se lève car il sent que les divers liquides alcoolisés qu’il s’est envoyé hier soir veulent se faire la malle.
Arrivé en face de la porcelaine sanitaire, son érection l’empêche de viser proprement. Alors que le deuxième litre rempli la cuvette, John entend le froissement des draps. Marla exprime ses deux paquets de cigarette par jour en une toute mignonne toux bien grasse. Une fois ses si-ils-sont-aussi-beaux-que-l’extérieur-ils-doivent-être-vraiment-super-super-beaux* poumons décrassés, elle lance à John un

Bien dormi ?

alors qu’il reconnait également un briquet galérer entre les doigts délicats d’une belle blonde à l’entrejambe qui fut occupé quelques heures auparavant.

Est-ce que c’est normal que je pisse comme si j’avais fait l’amour toute la nuit ?

s’exclam John en mettant les dernières gouttes à côté. Marla avoue qu’elle apprécie qu’il dise faire l’amour et pas baisé. John répond qu’avec une fille comme elle, il ne peut que faire l’amour. La parfaite en est vraiment touchée et chamboulée. John et Marla de nouveau réunis dans ce grand lit encore vibrant de leurs ébats passionnels, ils échangent quelques bouffées de nicotine en se collant, en se regardant, en se souriant.

Putain, j’ai vraiment couché avec mon amoureuse ! C’est trop le pied ! pense John. Il savoure ce moment qui fait envier le narrateur et le grave en sa mémoire encore titubante. Marla lui confie qu’elle n’a jamais été aimée physiquement avec une telle ardeur, une telle passion et que son statut relationnel facebookien n’était qu’une manœuvre destinée à le rendre jaloux. Fier et avec une nouvelle gaule, John tente un copulage matinale.
Mais une saleté d’alarme se met a raisonner dans la pièce. Insupportable et de source inconnue, John s’énerve en constatant que Marla reste immobile et paisible. Et quand il lui demande

Mais c’est quoi ce bordel, merde ?!

La salope lui répond juste

BOUH !

et John se réveille, dans son propre pieu, inondé d’urine. Un nombre incalculable de bouteilles jonchent le sol de sa piaule. John comprend alors qu’il s’est beurré la gueule, seul comme un pauvre déprimé célibataire. Deux choses étaient réelles : Il était vraiment amoureux de Marla et ses divers liquides alcoolisés qu’il s’est envoyé hier soir ont vraiment voulu se faire la malle…

Alors, il s’allume une tige en jetant ses draps par la fenêtre avant de dire

J’aime pas être amoureux !

*Tu dois te dire que j’abuse, mais moi ça me fait marrer. Et si ça te perturbe tant, tu n’as qu’à remplacer cet adjectif bidon par magnifiques et tout le monde est content.


"J’aime pas être amoureux !" – Partie I

John ouvre les yeux, puis les referme.
Il les ouvre à nouveau… Puis les referme.
Finalement, il se force à s’extraire de son pieu bien trop confortable lorsqu’il se fait réveiller. Il masse délicatement son visage encore endormi, en explosant trois poussées d’acné au passage. Il baille en passant une main dans ses longs cheveux noirs pour les remettre à peu près en place, baille, se frotte les yeux pour enlever les caca-d’yeux qui le gênent et puis se lève, en baillant.
Putain, il est seulement midi se dit-il à lui même en se remettant le paquet en place. Cela veut dire qu’il devait s’occuper quatorze heures avant de retourner se pieuter.
Qu’est-ce que je vais bien pouvoir foutre ?
Pour rituel quotidien, John se tape un café et une clope avant de passer trente minute dans ses lieux d’aisance, accompagné de son Itouch et de son horoscope, qu’il le fait toujours marrer.
Cette semaine sera l’occasion de nouveaux challenges, profitez-en pour briller par votre charisme.
Bah voyons ! Quel challenges pouvaient bien l’attendre ? Pas de visite sur un site pornographique pendant trois jours ? Pfff, et puis quoi encore ?
Amour : Une connaissance proche vous démontrera son intérêt, ne laissez pas passer cette belle aventure et utilisez votre confiance en vous au maximum.
La seule connaissance proche qu’il voit de la journée est son frère, avec qui il partage un appartement. Très peu de chance pour que tout les deux se lancent dans une romance homosexuelle incestueuse !
Travail : Des opportunités se présentent à vous. Travail d’équipe et motivation sont vos maîtres-mots.
Cette semaine il fera donc la vaisselle de la semaine précédente avec son frère en chantant She’s a maniac
Forme : Continuez d’entretenir votre ligne, vos efforts seront bientôt récompensés. Compliments et regards flatteurs seront au rendez-vous !
Ah ! La blague qu’il se dit en s’allumant une nouvelle clope.
Le premier dépôt de la journée terminé, il se pose dans le canapé, devant la téloche. 12h20 : c’est l’heure de Futurama. John presse le 1, puis le 2 de la télécommande et se laisse partir pour une heure et quelques d’humour groeningien. C’est à la fin du deuxième épisode que son frère se lève et le rejoint, un bol de céréale aux formes rigolotes entre les mains. Ils discutent de tout, de rien, de Bender, des factures, de la vaisselle, des filles, de la cafetière vide. L’ambiance est détendue et agréable, jusqu’à ce que le frère de John ne commence à lui raconter un rêve étrange et pénétrant sur une aventure homosexuelle incestueuse…
La série et une quatrième cigarette terminées, John décide de s’habiller. C’est à dire qu’il enfile juste un jean, puisqu’il dort et vit avec le même t-shirt et le même calbart depuis quatre jours. Il allume son pc pour bousiller son challenge horoscopal et glander sur Boobook. Il parcourt rapidement le fil d’actualités qui lui apprend que blabla bla blabla blabla bla blablabla blabla et que bla bla blabla. Une nouvelle journée remplie d’émotions ! Mais – puisqu’il faut un mais, il faut toujours un mais – soudain, alors qu’il allait clore la fenêtre internet, il descend un roulement de molette trop bas et voit

Marla Culorie est "en couple" avec Gros-Con Quetudétestes

Putain de merde ! Il se passe quelques secondes avant qu’il ne réagisse. Enfin il percute et se laisse tomber à genoux sur le sol de sa chambre, lève les poings au ciel et dans un grand cri de désespoir hurle

NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO
OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOON !

Pourquoi ?! Pourquoi, bordel ? Pourquoi cette fille lui faisait ça ? Des mois qu’il essayait de la séduire ! Et dans les règles en plus ! Non ! C’est pas vrai ! Après toutes ces heures qu’ils avaient passé ensemble, à parler du romantisme, du vrai ! De ce qu’est un véritable couple, un véritable amour ! Merde ! John ne pensait même pas vraiment être amoureux d’elle ! Mais… Maintenant qu’elle lui est enlevée, il se prenait un grand coup dans la poitrine, semblable à une décharge de taser ! Le monde s’écroule !
Après avoir vidé ses poumons de tout air avec son NOOON d’une durée record de six minutes et trente secondes, John se relève, respire, réalise qu’il a mal à la gorge et prend conscience du poids qui vient de lui tomber sur le coeur. Marla n’est plus célibataire, il venait de perdre une camarade de beuverie qui aurait pu devenir une petite amie. Une très belle et très amoureuse petite amie. John ne comprenait pas. Il fallait qu’il encaisse tout ça, et qu’il y réfléchisse plus paisiblement. Une fois un peu plus calme, il se pose et s’allume une autre tige avant de dire

J’aime pas être amoureux !


Insomnie, salope !

Petit coup de déprime en cette nuit du 27 Décembre. Le sommeil me désertant, je décide de me perdre dans les pages du roman de Nicolas Bedos que j’ai offert à mon petit frère – bien trop jeune pour s’y attaquer et s’y marrer, malgré mes attentes. Cet enfoiré me fait rire et je commence à l’admirer. Plus j’avance dans ses chroniques, plus je constate qu’il n’est qu’une copie model Deluxe de moi. Arrivé à la page 99, je décide d’aller me griller une tige pour faire remonter mon taux de nicotine. C’est alors que mon regard se pose sur sa photo – plus qu’avantageuse – en couverture et je me chope une épiphanie en plus du mal de crâne insomniaque. En défiant du regard le portrait inanimé du Hank Moody français et réel, j’ai soudainement envi de le détester de ton mon être car je réalise qu’il est plus connu, plus riche, plus beau et plus doué que je ne le serai probablement jamais, et ce en dépit de toute les hypothétiques heures de travail que j’essaie de m’imposer. Profitant de chaque voyage en train Etaples-Le Touquet Lille pour planifier ma créativité, cette ébauche de travail se transforme inexorablement en une semaine fumette-branlette-anisette (ce n’est pas totalement vrai, mais c’est pour la rime et la prose. "Cannette" faisant trop "bauf" pour mon ego du moment…) en compagnie de quelques rêves de gloire, de fortune et de révolution artistique.
Reprenant ma lecture, mon chat vient m’emmerder pour recevoir quelques attentions de ma part. Sautant sur mes genoux, la sale bête tente de déloger le bouquin de mon rival imaginaire pour prendre sa place. J’hésite un moment ; me disant que ses ronronnements finiront peut-être par m’endormir ; mais commençant à éternuer, je le vire de là et me replonge dans des histoires mythomanes qui semblent être écrites par un moi du futur ayant finalement progressé, bossé et rencontrer le succès. Quelques pages plus tard, le greffier revient à l’assaut. Mais, semblant avoir retenu la leçon, il se love dans un position qui nous convient tout deux. C’est agréable. J’ai l’impression d’être un de ces clichés qui associe mec raté et chat, mais c’est agréable. Je continue ma lecture.
Arrivant sur une chronique décrivant avec une impressionnante lucidité la laideur d’une séparation amoureuse, je m’y retrouve comme dans aucun livre lu auparavant et le cafard bourdonne de plus belle (mauvais jeu de mots) Je songe à toute mes déceptions amoureuses – passées, présentes ET futures – les yeux bourrés de nostalgie liquide. J’ai envi de parler à quelqu’un. J’ai envi d’appeler mon psy, mais je n’en ai pas. J’ai envi de me trouver un psy, mais j’ai trop peur pour ça. J’ai envi d’envoyer chier tout ça, alors je le fais et vais m’en griller une autre. Tout à coup j’ai envi d’appeler Claire, la belle blonde que j’apprécie tant sans trop de débordement de sentiments (pour l’instant…) mais je me rappelle qu’il est 5h du mat’ et qu’elle doit dormir. Je n’ai pas envi d’essayer de la réveiller, elle me le ferait regretter amèrement. Je me tâte… Finalement j’appelle et comme prévu, elle ne répond pas. Je ne laisse pas de message, elle ne les écoute jamais puisqu’elle s’en contrefout. Et même si elle prenait la peine d’écouter un de mes messages vocaux tardifs, elle s’attendrait – forcement – à un autre de mes délires alcooliques et pathétiques où je lui promettrais la lune et un tas d’autres choses que j’ai déjà promis à trop de filles sur trop de boîtes vocales. De toute façon, je n’aime pas parler au téléphone. Rien de plus désagréable que ça, je me mets à marcher en cercle, comme un con, touchant tout les objets qui sont à ma portée… C’est nul ! Pourtant j’ai envi de lui parler à Claire. J’ai envi de l’écouter, de la voir, de l’avoir… De boire et de fumer avec elle, de chanter du Raphaël et du Renaud avec des voix trop alcoolisées à 3h du matin. De m’engueuler avec elle sur la question "Pourquoi les hommes sont-ils supérieurs aux femmes ?" De bader en imaginant la vie dans 3 ans, ou avec des gosses. Ne pouvant faire tout cela, je finis par me confier à cette page, à ce blog, et donc à toi ! Oui, toi ! Lecteur pas si anonyme que ça. Cette épanchement de solitude va se retrouver publié sur facebook. Tu es donc – à fort taux de probabilité – une de mes connaissances facebookienne. Et bien tu sais quoi, "connaissances facebookienne" ?
Va te faire mettre !


Traditions de fin d’année

Ouaiiiis ! Youpi ! Nous sommes le 24 Décembre ! Tout le monde, sauf les petits juifs, aura la joie d’ouvrir des cadeaux hors de prix que les publicités pas toujours réussies nous ont poussés à offrir. "Vivement demain" se disent les petits enfants en trépignant d’impatience devant le sapin, essayant de rester éveillés toute la nuit dans l’espoir de photographier le Père Noël avec leur iPhone déjà déballé. Et "vivement demain" se disent les autres en trépignant d’impatience devant le sapin qu’ils s’empresseront de balancer sur le trottoir tel une prostituée bon marché après qu’elle ai accompli sa besogne – buccale pour les moins fortunés – et faire des pubs et des chants de noël un souvenir pour au moins onze mois. Donc, comme les autres, je dis "vivement demain !" Mais en attendant, vivement ce soir ! Oh oui ! Vivement ce soir ! Que j’ai hâte d’aller m’empiffrer de foi gras sur toast grillé, de dinde fourrée, de rôti de chevreuil et de bûche glacée ! Hâte de me bourrer la gueule au pinard et peut-être même au champagne, mais au vu de la conjoncture économique actuelle, j’en doute.
Allons-y gaiement pour un repas de famille, tradition qui se perd. C’est malheureux, mais fort compréhensible. Pour m’intégrer proprement dans l’ambiance, je me suis préparer un répertoire de blagues grivoises, de répliques de Gad Elmaleh et d’applications iTouch qui font des bruits de pets quand on secoue l’appareil. Mais ne vous en faîtes pas, pour tenir toute la nuit, je me suis également commandé quelques grammes de cocaïne et quelques kilos de putes de haut standing. Faut pas déconner tout de même… Je veux bien faire preuve de bonne volonté, mais il faut que chacun y mette du sien. Plus sérieusement, les dîners familiaux sont les derniers vestiges d’une France qui n’existe plus, si ce n’est dans les discours venteux des politiques (surtout en ce moment). Rien de mieux que noël pour prétexter un rassemblement, de la petite dernière grippée au vieux premier sourdingue. Je suis méchant, mais j’aime noël. Même si cette célébration païenne nous rapproche du nouvel an et des bilans annuels, qu’ils soient politique, économique, sanguin ou personnel. Déprime en approche, mais n’y pensons pas ce soir. Attendons demain. Je coucherai mon bilan personnel cuvée 2012 dans la semaine à venir.
Bien, je m’en vais mâcher un tas de bonnes choses comme je mâche cet article. J’ai autre chose à foutre que de vous souhaiter un joyeux noël, bande de cons, mais mon amour m’y pousse. Et puisque j’ai décider d’être quelqu’un de bien à partir de 2013, autant commencer tout de suite, histoire d’avoir un peu d’entraînement (car il y a du boulot, selon certain(e)s qui n’ont pas tord)
Alors joyeux noël les gars ! Joyeux noël les garces ! Que tout le monde se bourre proprement la penche et la gueule. Amour, paix, bla bla bla… Voici mon petit cadeau pour vous : un article bâclé pour cause de temps – et de motivation, soyons honnête – mais sincère et j-en-ai-rien-à-foutrique. On se capte demain avec une gueule de bois aussi tendre que la bûche de ce soir pour le compte rendu des cadeaux échangés.
Bonne bouffe, bonne bourre, bonne nuit ! HO HO HO ! Youpi !


Loutishire – Partie I ; Chapitre I

Puisque mon inspiration me dirige plutôt vers l’écriture de ce mauvais roman de gare à deux balles (pulp fiction) j’ai décidé de te faire partager le premier, et très court, chapitre de cette aventure épique qui va te faire rire, rêver, pleurer, gerber, bander, quand elle sera terminée.
Mi-autobiographique et mi-fantastique, inspirée de faits et de personnes réelles, elle reste cependant truffée d’inventions concoctées par mon imagination débordante. Toute ressemblance avec des personnes existantes, vivantes ou non, et purement fortuite.
Je cherche encore mon style, pour qu’il soit me soit à la fois propre et lisible par tous. C’est dur, très dur. Voilà deux ans et demi que je suis dessus et je n’en suis toujours pas arrivé au bout. Commentaires, critiques, suggestions sont les bienvenus.
Trêve de blablateries, enjoy cet envoi de purée. Si ça plait, les autres chapitres suivront régulièrement.

Chapitre I

Je m’éveille, et encore une fois, il fait déjà nuit sur New York. Trois jours de suite que je émerge à l’aube de la nuit (crépuscule) après avoir déprimé en picolant sur mon canapé… Je pensais à mon chez-moi, mon vrai chez-moi ! Pas cette ville trop polluée et surpeuplée ! Je sors de mon pieu et m’assoie sur mon canapé à rayures vertes sur fond blanc, ou à rayures blanches sur fond vert. On ne sait pas trop, un peu comme les zèbres… Je me lève pour m’asseoir donc, et j’attrape une bouteille qui traîne sous le dit canapé. Souvent de la vodka, parfois du rhum et plus rarement, du whisky, mon préféré, bingo ! Et c’est du Grant’s ! Je débouche le contenant tout en cherchant un paquet de cigarettes du regard. Souvent je n’en trouve pas, parfois les paquets trouvés sont déjà vides, et une fois tout les dix paquets vides, je trouve une tige. Je prends une petite lampée du liquide divinement alcoolisé et cette fois, je trouve une sèche dans un paquet sur le rebord de la fenêtre. Et donc, chose que je ne fait jamais, je reste à la fenêtre pour la fumer. Sachant que c’est sûrement la dernière clope se trouvant dans mon deux pièces, je la savoure en restant devant ce miracle de la nature, à savoir que le sable se transforme en verre sous l’action d’une chaleur suffisante.
Cette action inhabituelle que de rester devant la fenêtre me fait assister à un spectacle très connu dans ma jolie petite rue de quartier merdique de NY : les pompiers contre un incendie à gauche, la police contre les dealeurs à droite. Et au milieu de ce réjouissant tableau, le seul rayon de soleil à travers la fumée des bagnoles, la seule touche de beauté à travers les immeubles alentours, l’unique espoir de ma vie new-yorkaise : «Anabel». En réalité c’est « Annabelle », mais je préfère l’écrire « Anabel ». Pour la distinguer des autres « Annabelles » car elle est différente, pour sûr !
Depuis que j’ai emménagé en face de chez elle dans ce quartier de seconde zone, la seule chose qui m’a empêché de me suicider, ou de tuer quelqu’un, c’est elle. C’est elle qui, tout simplement, me redonne un p’tit peu de joie de vivre. Pas énorme, je suis plutôt au fond du trou depuis que je vis dans cette ville de merde qui n’a de beau que les rêves que l’on fait sur elle. Ma Loutte, comme je l’appelle, m’a enamoureusé dès que je l’ai vue par cette même fenêtre derrière laquelle je fume toujours cette cigarette, qui se révèle être une Camel un peu humide. Je m’en souviens comme si c’était avant-hier (hier j’étais trop bourré pour me souvenir de quelque chose…) Elle ouvrait sa fenêtre pour voir se qui faisait autant de bruit dans ce quartier pourtant aussi paisible que la région du Kashmir : c’était moi qui débarqué !
Elle était en ce que j’ai supposé être une robe de nuit ras-la-salle-de-jeusante, avant de voir qu’il s’agissait de l’immonde t-shirt de capitaine du connard de capitaine de l’équipe de foot du lycée voisin : la British High School de New-York. Je la vis dans cette accoutrement plus décourageant qu’excitant. Si elle portait le maillot du capitaine, il fallait se douter qu’elle empotait le manche du capitaine. Mais elle a réveillé quelque chose au fond de moi, quelque chose de beau que je ne serais expliquer. Un sentiment plutôt agréable que les connards de Facebook appellent l’amour. Je la regarda droit dans les yeux et elle sourit. Je sentis alors que dès ce premier contact visuel, il se passerait des choses entre elle et moi. Ce regard… Ce regard qui voulait dire :"J’suis plutôt ouverte, mais penses pas que c’est gagné d’avance !" Cette désinvolture et cette insoumission face aux morales de la vie, qui font que certains l’appelle "une salope", m’a tout de suite plu. Et non pas parce que je la considérais en tant que tel, au contraire mon ami ! C’était tout l’opposé ! J’ai immédiatement compris qui elle était ! Une fille avec une vie assez difficile, pour ne pas dire "à chier". Un père qui la bat probablement, une mère qui l’a totalement délaissé pour se consacrer à sa carrière de gogo-danseuse, des études arrêtées très tôt pour subvenir aux besoins de la bouteille de papa, et qui ne peut échapper a son quotidien qu’en utilisant son corps parfaitement proportionné et sans défauts pour séduire les fils de riches du lycée et les bad-boys du quartier. Mais qui n’accepte pas n’importes quelles bites non plus, et qui au fond, cherchait un peu d’amour dans ces actes qui n’avaient que pour ses partenaires, et partenaires parfois, un accomplissement charnel. Mais avec moi c’était différent. Bien sûr il y avait le plaisir de la chair, mais il y avait surtout l’acte d’amour, de communion et de partage. Je la faisait grimper aux rideaux de sa fenêtre qui n’en avait pas grâce à ma connaissance avancée des zones érogènes du corps féminin, et elle me le rendait bien. C’était simple, c’était beau, c’était bien : Que dire de plus ? Beaucoup de choses ! Il y a des caisses que je pourrais te raconter sur nos chevauchées vers l’infini et l’au-delà, mais après ça, je n’aurais plus de vie privée, plus de secret, plus de mystères ; pas drôle quoi.
A suivre…


BadAss Girls

J’écoute des trucs méchants qui font remonter en moi certaines choses plutôt dégeu’, et quand j’laisse ces choses sortir, ça donne se genre de chansons de (très) mauvais goût. Mais au moins, j’me contente pas de chanter la pluie, et j’en ai marre de toute ces connasses partout où j’pose mon regard. Alors take that bitch ! Et m’espère pas la vaseline en cadeau pour chaque commentaire…

BadAss Girls
Elle aime se faire tripoter
Dans des toilettes mal fréquentées
De boîte de nuit dégueulassées
Aux dancefloor mal sonorisés
Par des chansons trop mainstreamées
Peuplés de cassos’, de kékés
Bourrés d’alcool et d’MST
Vêtus de survêt’ trop pailletés

Elle aime fréquenter les mauvais
Les gros durs et les enculés
Ceux qui aiment bien mitrailler
Se frapper et se poignarder
Pour un regard de longue durée
Ou une réplique trop déplacée
Qui défie leur autorité
Qui les écrase de vérité

Elle aime ce genre de détraqués
Sentir leur amour en purée
Bien chaud et par grandes giclées
Son fantasme c’est d’être violée
De plus réussir à marcher
Après s’être fait pénétrée
Après s’être fait déglinguée
Une bourre de très longue durée

Elle aime se faire regarder
Pour elle c’est pas compliqué
Elle sait tous les allumer
Les sucer, les faire cracher
Pour elle se faire aimer
Y’a qu’un moyen d’y arriver
C’est de se faire baiser
D’se faire remplir de gelée

BadAss Girl
BadAss Girl
BadAss Girl
BadAss Girl

Elle aime tapiner
Elle fait pas la charité
C’est juste pour s’éclater
Pour se sentir exister
Se faire aimer, se faire jeter
Le maquillage dégouliné
La moitié des cheveux collé
Sur son visage de trainée

Elle aime se faire traiter
Comme une sous-merde, bonne à j’tée
Comme un cœur à baiser
Comme la pute qu’elle est
Des poils encore coincés
Des ses bagues payées
Par ses vieux trop bornés
Bons qu’a l’engueuler

Elle aime fuir dans ses rêves
Sa musique et ses BD
Ses desseins mal coloriés
Ses clopes, ses bières bon marcher
Ses copines sont toutes comme elle
Des salopes superficielles
Faites pour baiser les merdes
Qui sont faites pour elles

Elle aime avoir se règles
Pour se rassurer elle-même
Pour continuer sa rengaine
Et peut-être rencontrer Ken
Au hasard des baises d’été
Son prince est sûrement planqué
Elle finira par l’trouver
Suffit juste de s’faire baiser

BadAss Girl
BadAss Girl
BadAss Girl
BadAss Girl

Elle aime se poudrer le nez
Une ou deux traces vite fait
Mélange farine-sperme séché
C’est c’qu’elle appelle la qualité
Même qu’elle s’est déjà piquée
Elle a d’jà tout essayé
Passer des heures inanimée
C’est tellement cool d’être droguée

Elle aime se faire payer
Des verres toute la soirée
Même pas peur du GHB
De toute façon elle s’fera baiser
Tout ces alcools mélangés
Whisky, vodka, gin et saké
Lui font plus aucun effet
C’est une expérimentée

Elle aime bien cocufier
Ses copines dans les soirées
Elle seule mérite d’être aimée
Par la brutalité
De ces lapins drogués
C’est elle la bonne du quartier
Même du pays, du monde entier
Ça elle en est persuadée

Elle aime bien s’habiller
De marques des Champs Elysées
Elle dispose d’un bon budget
Qui servirait de PIB
La cosmétique, elle s’y connait
Elle à fait trois mois d’CAP
Dans une école dépouillé
Dans sa ville de province paumée

BadAss Girl
BadAss Girl
BadAss Girl
BadAss Girl

Elle aime aller se vanter
Sur facebook, par SMS
Et toute ses photos volées
Pour elle se sont des trophées
De sa vie de débauchée
De toute façon, on va crever
Pour attendre et s’faire chier ?
Plutôt en profiter

Elle aime être toute mouillée
Même encore toute habillée
C’est une fontaine pour assoiffés
Quand elle commence à crier
Elle rêve d’une belle bûche dressée
Qui pourrait même la faire saigner
Oh oui, rien que d’y penser
Sa poitrine est toute pointée

Elle aime punir les mauvais
En les privant de forniquer
Et juste en les faisant bander
Juste avant de se tirer
Ça la fait bien marrer
Et elle se sent toute comblée
De voir qu’elle est désirée
Par ces connards bourrés

Elle aime se faire aimer
Tripoter, fréquenter
Détraquer, regarder
Tapiner, traiter
Rêver, régler
Poudrer, payer
Cocufier, habiller
Vanter, mouiller

C’est une fille sophistiquée.


Prostitute : How to become the greatest superstar in the world in 1,372 easy steps.

Encore un creux dans la continuité de parution des articles. Tu pensais que j’étais parti, à tout jamais ? Ou alors mort peut-être ? M’enfin ! Si c’était l’cas, t’aurais bien eu quelques échos dans les médias, des vagues de suicides de jeunes pucelles en chaleur, des émeutes dans les quartiers chauds et ce genre de scènes de fin du monde. Mais te bile pas mon gros, j’peux pas mourir pour l’instant. Et même si ça vient à s’produire, j’suis convaincu que tu seras toujours là, avec tes p’tits copains, pour continuer à véhiculer mes paroles et mes blagues de mauvais goût. Et si ça peut te rassurer, j’ai un bon millier d’histoires, de chansons, de bout d’phrases, planqués dans mon pc. Si j’apprends qu’une vilaine maladie voudrait un jour venir à bout de moi, j’noterais quelques mots de passe qui te permettront d’accéder à tout ces p’tits trésors babiolés. Mais juste histoire de rendre les choses plus palpitantes et légendaire, j’planifierais une grande aventure genre "chasse au trésor". Chercher le trésors des Templiers ou la virginité de ta soeur sera comme pousser une grand mère dans les escaliers en comparaison. Faudra que t’accroches ta ceinture et qu’tu t’payes une remorque de café pour avoir le privilège de te baigner dans la lumière de mes sombres histoires !
Mais c’est pas l’sujet, j’suis d’retour, encore une fois, et j’compte bien envoyer la sauce maison. Et en ce moment, mon subconscient arrête pas d’m'emmerder pendant la nuit, en m’filant des rêves plus dégueulasses et plus décadents que d’habitude. Alors ça m’gratte la fiole et, combiné à tout c’que j’bouffe par les yeux en regardant la téloche en m’levant, ça finit par me faire marrer, avant d’me dégoûter plus que les dessous de ta copine en sale période.
De nos glorieux jours bénis, la majorité des gens ne désire que de devenir riche, ou célèbre, ou alors riche et célèbre. Et à n’importe quel prix. Mais on s’aperçoit, tout du moins ceux qui parviennent à conserver leur esprit critique, que l’on touche le fond du fond du fond et que l’on creuse encore arrivé à ce point, en zappant malheureusement sur une émission de télé-réalité. N’importe laquelle ! Le concept même est là pour "vendre du rêve", mais pas celui que j’ai en magasin. Ce rêve, distribué à seulement 3€ le sms pour que Karim-Philippe reste dans la compétition, c’est celui qui s’apparente le plus à un cauchemar pour moi. Mais merde ! Comment on a pu réussir à tomber si bas ? Quand je vois ma soeur scotchée devant "Secret Story", ça me fou la gerbe. Et pas la p’tite gerbe du lendemain, nan, nan ! La grosse gerbe gastro-cuite, la méchante, celle qui veut pas sortir et qui fait mal. Bah ouais, tu connais. Ferme les yeux et imagine (C’est juste une expression, parce que si tu fais ça, tu vas pas pouvoir continuer à lire.) ce moment où tu es à genoux, la tête dans la cuvette, prêt à te libérer de cet envoûtement qui te ronge l’estomac, tu le sens, il arrive, il arrive ! Et là… Tu tentes l’effort gastrique, mais pas moyen ! Il te fait juste monter le sac-à-sucs dans la gorge avec une atroce douleur en prime ! Alors tu souffles, tu gémis, tu pries peut-être ! Il te fait tellement mal que tu pourrais en arriver à ce point ! Deuxième tentative, troisième, quatrième, et finalement… C’EST LA LIBÉRATION ! Tu vomis, enfin. Et dans ce cas, tu peux en foutre partout, laisser tremper ta longue chevelure douce et soyeuse dans la marmite : tu t’en cales comme jamais ! Et bien, prend cette sensation, pas celle de la libération, mais celle du "bordel de merde ! J’crois que j’vais mourir dans les pires souffrances !". Et bien c’est exactement c’que j’ressens envers les "divertissements" actuels.
Si tu prends la base, mais alors vraiment la base du truc, c’est pas si con qu’ça au final : enfermer une bande de connards et de pétasses, les couper du monde, sans moyens de communication, c’est plutôt une bonne idée. On devrait faire ça à grande échelle ! Mais il n’était pas nécessaire, j’ai même envi de dire INTERDIT, de les filmer ET de diffuser les images aux autres connards et pétasses qui n’ont pas été sélectionnés pour faire parti des "élus" à exiler. Parce que, y’en à qui ne le savent p’têt pas, c’est qu’il y a AUSSI des gens pas aussi cons que les autres qui regardent la télé ! Bordel, pourquoi ces pignoufs bôgôsses squattent les créneaux horaires ? Pour l’argent, oui, je sais ! Mais j’veux dire, pourquoi nous les imposer ? C’est simple, si tu n’arrives pas à rentrer dans ce moule cérébral, il n’y a rien d’autre pour toi ! Parce que le reste des programmes est de la même fournée bien sûr. Les mecs sont pas cons ! Ils ont vu que ça marchait une fois, pourquoi se priver d’en balancer à toutes les sauces, à tout les âges, à toutes heures de la journée ? Bingo ! Jackpot ! Bop bop ! Envoyez "BITE" au 83232 pour le résumé de la journée, tu reçois quoi ? Du vide, de l’air, un trou, un mms vide quoi. Mais qui t’a coûté 11€. Mais c’est pas grave, t’es content. La pensée de l’ignorant bienheureux est appliquée puissance mille et c’est pas là de s’arrêter.
Et alors si tu les écoutes parler, ne serait-ce que 30 secondes, alors là t’es foutu ! T’as le cerveau qui a déjà fondu, tellement ces mecs rayonnent de connerie. Ils font un casting avant l’émission. Bah évidemment ! Des perles de bêtise ça s’trouve pas comme ça ! Remarque, suffit d’ouvrir les comptes facebook, et d’choisir. C’est comme ça qu’ils vont faire pour la saison prochaine. Ils vont tout regarder :"Ah ! Celle-la à une photo de profil où elle fait la "biatch à bouche de canard". Je vois aussi qu’elle "aime" Twilight ! On a une candidate là ! Attendez… Elle envoie des invitations à ses amis pour jouer à Farmville ! Et… Putain ! C’est elle qu’il nous faut ! Elle vient juste de poster une chanson de Justin Biber ! C’est ELLE ! GO ! GO ! GO !" et les parents de cette fille seront très fiers qu’elle devienne la salope de la maison. Tu sais, celle qui arrive toujours à mettre son p’tit boule en valeur, celle à qui on a envie de lui faire l’amour en la cognant un peu contre le radiateur, celle à qui on a envie d’gueuler des trucs violents et dégradants. Celle qui va gagner la saison et devenir la nouvelle idole de gamins élevés par la télé quoi. Celle qui passera, trois mois durant, sur à peu près tout les plateaux télé consacrés à ces conneries. Celle qui va finir par faire un "album" et une sex-tape (et parfois même, les deux à la fois) Celle qui va finir alcoolique et droguée une fois qu’elle sera retombée dans l’oubli général… MAIS NON ! Parce que le "collectif des anciens de la télé-réalité dépressifs" a trouvé le moyen de se ré-incruster dans nos postes et nos rétines ! Roulement de tambours… Tintintintintin ! Cymbale ! "Les Anges de la télé-réalité" !…
J’m'étendrais pas plus sur ce sujet dégueulasse, j’ai déjà assez fait vomir la plupart d’entre vous… J’commence à être crevé, et j’ai la tête qui va exploser à force d’écouter Die Antwoord à fond d’balle et au casque. J’essaierais de faire une "part two" à c’t'article, et p’têt que cette fois j’m'en prendrais au football ou à ta soeur, qui est bien connue vers là où j’habite. Normal, elle prend pas cher et elle fait des trucs de ouf !
Mon article va pas faire sauter la Maison des Connards, rendre la téloche intéressante sans avoir besoin de drogues nombreuses et variées ou sauver le monde, tant pis pour cette fois.


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